Communiquer avec son âme


 Communiquer avec son âme

 

Introduction

 

Nous sommes responsables de notre vie à part entière. Nous sommes responsables de ce que nous pensons à cœur de jour, de ce que nous ressentons, des liens que nous tissons et entretenons, des objets qui sont nôtres, de notre santé comme de nos malaises, de nos joies comme de nos peines.

 

Pour tout être humain, il existe trois niveaux de compréhension, que nous appelons aussi " niveaux vibratoires " ou " niveau de conscience ".

Ces trois niveaux d'énergie sont le physique, l'âme et l'Esprit. (le mot Esprit avec une majuscule fait référence à Dieu nous) (le mot esprit en minuscule se rapporte à notre pensée.)

Le corps physique est intégré à la matière. C'est lui qui nous permet de vivre de multiples expériences sur le plan matériel. Cet univers physique est délimité par nos cinq sens. Nous devons apprendre à nous élever de cette matière, non pas en la niant mais en développant, en resserrant de plus en plus notre relation avec notre âme. Car après tout, nous sommes des êtres spirituels qui, pour évoluer dans la matière, ont emprunté un corps physique.

Le corps mental et émotionnel fait aussi partie intégrante du corps physique. Ce sont ces aspects qui nous permettent de nous exprimer dans la matière, tant sur le plan de l'intellect que sur celui de l'émotion.

Dans la vie, rien ne se perd, rien ne se crée. De la même façon, rien n'est jamais inutile.

Toutes les expériences, même celles que nous qualifions de douloureuses, nous servent à évoluer, à grandir, à comprendre, à nous améliorer.

Notre âme nous place toujours dans des situations qui nous forcent à la découvrir, qui nous mènent à elle, qui nous incitent à entrer en contact avec elle.

Le niveau de l'âme est le niveau spirituel de l'être humain. Nous ne sommes pas des êtres physiques venus effectuer des expériences spirituelles, mais bien l'inverse : des êtres foncièrement spirituels venus expérimenter dans la matière.

La dimension de l'âme, c'est la lumière qui est en nous, c'est notre divinité intérieure.

L'âme est éternelle. Elle n'a pas connu de début et ne connaîtra jamais de fin. L'âme est éternellement dans le moment présent, qui est d'ailleurs sa seule réalité.

Nous portons donc en nous l'éternité, ici et maintenant.

Nous habituer à notre âme, nous familiariser avec elle demande un certain travail sur soi. Nous misons sur ce que nous connaissons : le mental… et nous nous laissons littéralement piger par lui.

Il est peut-être difficile de lâcher prise, particulièrement lorsque nous sommes de nature cérébrale. Les cérébraux sont constamment dans l'analyse, dans la logique et se fient aux apparences, la plupart du temps. Lâcher prise n'est pas du domaine du mental, car cet exercice demande un abandon et une foi exceptionnels.

L'âme est comme la goutte d'eau dans l'océan : elle a tous les éléments de l'océan, mais elle n'est pas l'océan. L'âme, c'est cette mémoire qui nous survit, quoi nous suit depuis toujours et pour l'éternité, Toutes les gouttes d'eau sont nécessaires pour former l'océan. L'océan infini, c'est l'Esprit en nous, c'est Dieu. Notre âme est une partie de ce tout.

S'il existe une partie du tout en nous et que nous y ayons accès par l'entremise de notre âme, nous portons donc le tout à l'intérieur de nous.

L'âme doit relever le défi de transcender ces émotions pour les transformer en pur amour.

Il en est de même de toutes nos expériences de vie. Ce sont souvent les moments difficiles qui nous amènent à dépasser ce que nous sommes et qui nous permettent de revenir à l'amour, non pas à l'amour humain mais à l'Amour divin qui est pur, gratuit, sans condition.

La vie matérielle est faite, entre autres, de ce que nous voyons avec nos yeux de chair. Le domaine spirituel, quant à lui, est le domaine que nous ne voyons pas, c'est l'invisible. Cependant, nous savons qu'il existe : ce n'est pas parce que nous ne le voyons pas qu'il n'existe pas!

Si nous ne développons pas une certaine quiétude face à tout ce que nous sommes maintenant, si nous n'arrivons pas à nous faire confiance, nous ne serons pas plus en paix lorsque viendra le temps de quitter le plan terrestre! Car, bien évidemment, nous mourrons comme nous aurons vécu.

 

Le but de la vie est l'apprentissage de l'amour. Le véritable amour : pur, désintéressé, généreux, inconditionnel, universel. Nous devons atteindre cet état d'amour, pour nous-mêmes dans un premier temps, pour les autres dans un second.

 

Pour transcender positivement toute situation, nous devons absolument nous servir de l'amour. Car l'amour nous servira toujours à améliorer notre sort.

Pour communiquer avec notre âme, il faut prendre le temps d'aller à l'intérieur de nous pour nous centrer.

Se centrer, ce n'est pas tant de parler à notre âme que de l'écouter. Nous devons apprendre à passer du rationnel à l'intuition. Le moyen idéal que notre âme utilise pour nous joindre, pour nous atteindre, c'est l'intuition. Mais encore faut-il que nous soyons à l'écoute de celle-ci.

Si nous sommes constamment dans notre tête, si nous ne vivons jamais au niveau du cœur, nous pouvons difficilement parler de relation avec notre âme. Plus notre cœur est ouvert, plus nous sommes près de notre âme. Plus nous vivons en harmonie avec notre âme, plus les peurs, se dissolvent s'estompent.

L'âme ne s'impose pas sans notre consentement. Notre âme attend toujours que nous tous tournions vers elle pour communiquer avec nous.

Lorsque nous sommes en contact avec notre âme, nous ne regardons pas la nature de la même façon, nous ne regardons pas les animaux de la même façon et nous regardons encore moins les êtres humains de la même façon.

 

Les "comment" et les "pourquoi" traduisent le langage du mental. L'âme, quant à elle, est constamment sur le mode " abandon ", quoi jamais ne crée de résistance. Par le fait même, plus nous sommes en contact avec notre âme, moins le mental a de prise sur nous et plus nous avançons dans la vie avec confiance.

 

 

L'âme et l'ego

 

Faire confiance est une preuve de courage.

(Marie Von Ebner-Eschenbach)

L'ego permet d'exploiter notre potentiel humain. Il est fait de volonté déchaînée. Il est tissé de nos désirs personnels, de notre détermination, de notre acharnement.

L'âme, elle, nous permet d'exploiter notre merveilleux potentiel divin, notre potentiel de lumière qui nous mène toujours vers notre plus grand bien.

L'âme nous invite donc à l'abandon, au lâcher-prise et à la conscience. La conscience nous permet de goûter ce qui existe là, maintenant, et d'être vraiment dans l'instant présent. Car l'instant présent est un maintenant éternel. Il n'y a ni passé ni futur pour l'âme, car elle est éternité, en permanence.

L'éternité, c'est l'instant présent, c'est le moment que l'on qualifie d'" ici et maintenant ". Un instant qui dure, qui se prolonge, depuis toujours et pour toujours. C'est un instant éternel qui se perpétue depuis toujours et pour l'éternité.

L'ego nous incite à imposer notre volonté, à tout diriger, à réfléchir sans arrêt, sans repos, à batailler, à tenir tête, à vouloir gagner à tout prix, quitte à en devenir malheureux. En fait, l'ego n'aime pas lâcher prise. Notre ego déteste l'abandon parce qu'il s'y sent littéralement mourir.

Seule notre âme peut nous aider à lâcher prise véritablement. Nous pouvons lui demander de nous aider à nous abandonner et à faire taire notre ego quoi nous contrôle par la peur, qui nous insécurise profondément en nous laissant toujours entrevoir le pire.

Même lorsque nous sommes devant nos pires ennemis, notre âme aime leur âme. Ce sont nos personnalités qui se heurtent, mais, sur un plan plus subtil, il existe un amour plus fort et pus puissant que tout : l'amour inconditionnel. Car nous sommes liés, car nous ne formons qu'un à ce niveau.

L'âme, c'est la plénitude. Totale et rassurante. L'ego, lui, nous maintient dans la roue des désirs. Lorsque nous le taisons, apparaît l'âme, satisfaite et comblée.

S'il existe un problème dans notre vie, et ce, dans quelque domaine que ce soit, il en est toujours de notre responsabilité. Nous ne pouvons accuser quoi que ce soit ou qui que ce soit, car nous sommes les créateurs de toutes situations.

L'âme veut vivre dans la lumière et l'amour. Elle veut que nous savourions sa présence, la sensation de plénitude qui en émane. Elle sait que l'extérieur s'adapte invariablement à cet état d'être et que, par conséquent, il n'y a pas d'effort à fournir dans la matière. C'est plutôt au niveau de l'être qu'il faut travailler. Tout simplement.

Mahatma Gandhi disait sagement ceci : " Il suffit qu'un seul être humain fasse un pas en avant pour que toute la terre en profite".

Il existe, en chaque individu, quelque chose qui, intuitivement, cherche cette lumière et qui désire vivre heureux.

Ainsi, au niveau de l'âme, nous pouvons aider l'humanité et, par le fait même, nous pouvons nous aider nous, personnellement.

Le temps n'est qu'une illusion : il n'a aucune importance pour l'âme. La limitation, sous quelque forme que ce soit, n'est pas naturelle pour elle, mais elle peut y être confrontée.

Dans certaines situations, nous pouvons avoir du regret d'avoir été nous-mêmes, d'avoir été ce que nous sommes : naturels, vrais, authentiques. Et, sur le simple plan des apparences, nous pouvons parfois avoir l'air d'être perdants. Mais c'est faux. En aucun cas, nous ne pouvons nous reprocher d'être ce que nous sommes.

Nous devons apprendre à nous aimer tels que nous sommes, avec nos forces et nos faiblesses. Et si un individu ne nous aime pas " tels quels ", c'est qu'il n'est pas digne de nous, qu'il ne nous mérite pas, tout simplement.

Restons fiers de ce que nous sommes, et si nous ne nous sentons pas appréciés à notre juste valeur, ne nous sentons pas coupables pour autant. Chacun a le droit d'être ce qu'il est. De toute façon, pour l'âme, il n'y a jamais de rancune. La rancune peut exister au niveau du mental, mais jamais au niveau de l'âme car elle n'a pas d'ego.

L'âme est une entité. La différence entre une entité et une âme réside en ceci : une âme est incarnée sur le plan physique, dans un corps physique. Lorsqu'elle quitte le plan terrestre, elle est alors une entité. Une entité est donc une âme désincarnée.

Pour que l'âme puisse s'exprimer, elle nécessite un corps physique. Plus notre corps physique est en forme, plus le contact avec notre âme se fera facilement. Si le corps physique est malade, souffrant, la communication pourra être plus difficile à effectuer.

 

 

Le sens de la responsabilité

 

Les problèmes sont des messages.

Ne sous-estimons jamais la force de notre âme. Plus nous l'utiliserons consciemment, plus elle travaillera pour nous. Plus nous nous en servirons, plus elle sera à notre service pour nous aider davantage.

L'âme est une énergie venue s'exprimer dans la matière, jouir d'une forme. L'âme est un principe de vie. Elle est en chacun de nous et nous pouvons l'utiliser, lui demander ce que nous désirons. Nous pouvons lui faire confiance.

Si nous savons nous tourner vers notre âme, nous saurons relever tous les défis, quels qu'ils soient, avec brio, avec facilité et avec confiance.

Si, par contre, nous nous tournons vers notre mental pour résoudre les problèmes qui sillonnent notre parcours, nous vivrons le tourment, la douleur, la tristesse. Bien sûr, nous finirons quand même par nous en sortir… mais ce sera plus long et beaucoup plus douloureux!

 

Nous sommes à la fois notre propre problème et notre propre solution.

 

Il est préférable de toujours nous référer à notre véritable identité, c'est-à-dire à notre nature spirituelle. Nous devons nous rappeler qui nous sommes vraiment : des êtres éternels, d'essence divine.

Cette façon de voir les choses nous permet de dédramatiser toutes les situations. Notre douleur, si grande soit-elle aujourd'hui, n'a pas une si grande importance dans l'éternité, lorsqu'on y songe…

L'âme sait toujours choisir ce qui lui convient. Faisons confiance à notre âme. Elle sait discerner ce qui lui est favorable, et ce, en toutes choses.

De chaque expérience, nous ressortons grandis, raffermis, émerveillés. Comme l'âme sait ce qu'elle fait, comme elle connaît le but poursuivi, ne lui compliquons pas la tâche, ne nous opposons pas à son travail. Nous devons accepter ses choix, la direction que prend notre vie, et ce, avec abandon et confiance.

Ne fuyons pas nos responsabilités, ne fuyons pas nos épreuves car elles sont, en fait, des outils inestimables, pour notre âme.

Nous commettons souvent l'erreur de considérer les épreuves comme des injustices, des obstacles, des fatalités. Pourtant, elles servent à déclencher une prise de conscience qui mène forcément à une nouvelle compréhension des choses.

 

 

L'homme est l'auteur de ses propres conditions de vie.

 

Nous avons la vie que nous méritons, telle que nous l'avons souhaitée. La responsabilité de notre existence n'est pas à attribuer à quiconque sinon à nous-mêmes.

Lorsque nous sommes responsables, nous reconnaissons avoir fait des choix en toute connaissance de cause, nous reconnaissons avoir généré ce qui est dans notre vie et nous l'assumons pleinement.

Nous savons que le hasard n'existe pas. Ainsi, tout ce qui nous arrive a d'abord été choisi par nous. Nous avons attiré dans nos vies toutes les expériences vécues. Nous devons devenir de plus en plus responsables de nos pensées et de nos actes pour ne plus attirer n'importe qui ou n'importe quoi sur notre route, au cours de notre incarnation.

Sachant que tout ce que nous pensons et faisons génère des résultats selon la loi de cause à effet, nous devons être vigilants pour semer les meilleures choses qui soient, et ce, en permanence.

Il faut entraîner notre ego à se tourner vers notre âme.

Si nous incitons notre ego à réagir avec confiance, il prendra l'habitude de se laisser guider par notre âme, qu'il avait pourtant l'habitude d'éclipser puisque nous en avions fait le maître.

L'ego a son utilité, mais c'est l'âme qui doit être aux commandes de notre vie. Nous avons pris l'habitude de vivre dans notre tête. Nous devons maintenant apprendre à vivre au niveau du cœur afin de quitter le monde rationnel pour sonder le monde merveilleux de l'intuition.

L'intelligence peut nuire souvent. La personne intelligence qui vit seulement au niveau de l'intellect ne ressent à peu près jamais le besoin de se laisser guider par son intuition. Elle se tourne donc difficilement vers son âme.

Notre âme est divine, elle est notre soleil. Rétablissons notre vérité. Rappelons que le corps est un instrument magnifique, soumis à l'âme. C'est une enveloppe pour notre âme et notre âme est une enveloppe pour l'Esprit.

Nous devons nous exercer à voir par les yeux de l'âme et non par ceux de l'ego. Par définition, l'ego ne peut s'intéresser qu'au domaine limité de l'être qui voile l'âme.

 

 

Les douze lois cosmiques à connaître, à méditer et à utiliser.

 

1- Par la pensée, tout est possible.

2- Ne jamais remettre au lendemain.

3- Ce qui est fait n'est plus à faire.

4- Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut.

5- Ce qui est accompli en bas l'est aussi en haut.

6- Tout a une conséquence sur un autre plan.

7- La réponse se trouve dans la question.

8- La solution se trouve dans le problème.

9- Ce qui est compris doit être appliqué.

10- Ce qui a été reçu doit être redonné.

11- On récolte toujours ce que l'on a semé.

12- Aimer l'autre, c'est aimer Dieu… car telle est la Loi.

 

 

Apprendre à s'aimer

 

Ce qu'il y a devant nous et ce que nous laissons derrière, cela est peu de chose comparativement à ce qui est en nous.

Et lorsque nous amenons dans le monde ce qui dormait en nous, des miracles se produisent. (Henry David Thoreau)

Dans l'éducation que nous avons reçue, on nous a enseigné que le fait de s'occuper de nous était tout à fait égoïste et répréhensible.

Pourtant, prendre soin de soi s'avère être de la pure générosité envers soi-même.

Tout l'amour des autres commence par l'amour de soi. L'amour des autres dépend toujours de l'amour que nous nous portons.

Si je souffre du fait que quelqu'un ne m'aime pas suffisamment, ce n'est pas son manque d'amour qui me fait souffrir, c'est mon manque d'amour envers moi-même, c'est mon manque de générosité envers moi-même qui crée cette peine.

Ne sachant pas m'aimer suffisamment, je réclame alors auprès des autres de l'amour. Cela signifie que mon amour pour moi-même est déficient.

Notre manque de sécurité fait que nous cherchons à nous sécuriser auprès des autres. Cet amour devient donc un amour " par besoin " et non pas un amour " par plaisir ".

En réalité, nous n'avons pas besoin des autres. Lorsque nous prenons vraiment conscience que nous sommes totalement complets, entiers, nous allons librement vers les gens parce que c'est un plaisir pour nous de le faire, et non pas parce que nous attendons d'eux qu'ils comblent nos attentes. De toute façon, ils ne pourront jamais les combler.

Apprendre à nous aimer est essentiel au cours de l'existence. Nous aimer veut dire croire en nous, nous faire confiance, nous donner la première place, nous privilégier, nous respecter en toutes choses.

Lorsque nous sommes compréhensifs envers nous-mêmes, ouverts, sans jugement, nous pouvons aussi l'être envers les autres, car en toutes choses, tout part de nous-mêmes.

Le manque d'amour envers nous-mêmes génère une multitude de problèmes. Piètre estime de soi, sentiment de non-mérite, culpabilité, entre autres, sont autant de conséquences de ce manque d'estime de soi.

Nos vieux moules, nos vieux modes de pensée erronés nous culpabilisent et nous font croire que c'est incorrect de penser à soi, que c'est incorrect de s'aimer. Il nous faut faire un effort conscient pour arriver à changer ces modes de pensée.

Il importe de nous faire plaisir au jour le jour. Il est essentiel de prendre soin de nous, quotidiennement. Parfois, ce sont de petits bonheurs simples, mais ils ont le potentiel de générer beaucoup de joie dans notre vie.

Apprendre à se faire plaisir quotidiennement, c'est apprendre à ne plus être à la remorque des autres et ne plus laisser notre bonheur dépendre des circonstances extérieures.

Lorsque nous nous solidifions de l'intérieur, nous apprenons à être bien avec nous-mêmes, à être seuls et à assumer cette solitude, à ne plus faire dépendre notre bonheur de qui que ce soit.

Nous devenons alors totalement autonomes sur le pan affectif. Que ce soit seuls ou avec les autres, nous sommes alors en mesure d'être bien dans notre peau. La solitude ne nous pèse plus.

Nous pouvons connaître des hauts et des bas tout au long de notre existence, mais notre joie, profonde, véritable, ne peut être atteindre car elle est intouchable, invulnérable. Notre joie est un sentiment qui vient du fait que nous sommes heureux intérieurement. Et cette joie est constante, parfaite, totale puisqu'elle ne dépend d'aucune circonstance extérieure.

Lorsque nous faisons dépendre notre bonheur de nos amours, de notre condition financière, de notre travail, de nos relations ou de tout autre domaine de notre vie, nous nous appuyons sur l'instabilité.

Dans ces conditions, dès qu'un événement vient bousculer la source de notre bonheur, ce dernier s'envole aussitôt et nous sommes malheureux.

 

 

La santé : Le reflet de note état de conscience

 

Le corps, par lui-même, n'est pas constitué pour développer la maladie. Il est opéré, dirigé par l'esprit qui l'anime. Il est le véhicule de l'âme. Le corps n'a pas le pouvoir de développer la maladie car par lui-même, il n'est pas intelligent. Il sert l'esprit et s'y conforme.

Nous savons très bien que le corps par lui-même n'est pas responsable de son état, puisqu'il est soumis à la pensée. Il est le véhicule par lequel s'expriment les émotions et tous nos déséquilibres émotionnels, qui ont été causés, à l'origine, par des pensées erronées.

L'expérience que nous faisons à travers notre corps physique est essentielle pour notre âme. Tant et aussi longtemps que nous sommes sur terre, que nous sommes incarnés dans un corps physique, nous devons assumer notre véhicule corporel, qui est un merveilleux instrument, et en tirer des leçons.

Lorsque nous sommes malades, le corps nous signale que quelque chose ne fonctionne pas au niveau de notre pensée.

Corrigeons la pensée et le corps suivra. Notre corps suit toujours nos décisions.

Ce que nous pouvons constater sur le plan physique est infime par rapport à la véritable nature du problème. Le corps est le traducteur de notre pensée et de nos émotions. Le corps est le serviteur de notre pensée et de nos émotions.

Ce qui apparaît dans notre corps physique est le résultat de ce que nous pensons. Si notre corps nous révèle une maladie, cela veut dire que nous avons d'abord été malades dans notre pensée et nos émotions.

 

Ce que nous n'osons pas dire avec des mots, nous le dirons éventuellement avec des maux.

 

Peut-être sommes-nous prédisposés génétiquement à développer certaines maladies, mais ces mêmes maladies prennent d'abord forme dans nos pensées.

Ce ne sont pas les virus qui causent les maladies, mais bien les terrains propices qui les accueillent. Tristesse, mélancolie, chagrin font partie de ces terrains propices. La meilleure thérapie qui soit, c'est le rire.

Lorsque nous devenons conscients de l'influence de la pensée et de l'émotion, nous devons devenir vigilants face à elles. En fait, elles sont la matière qui nous permet de tisser nos lendemains.

 

 

Nos relations ne sont pas le fruit du hasard.

 

Avant de pouvoir se lier d'amitié avec quelqu'un d'autre, il faut être ami avec soi-même. (Eleanor Roosewelt)

Chacun accomplit son plan de vie en vertu de ses pensées. Nous sommes nés de nos pensées et nous naîtrons en vertu des pensées que nous aurons.

Ce n'est pas tant ce qui nous arrive qui détermine notre vie, mais bien ce que nous choisissons de faire avec ce quoi nous arrive.

Dans notre société, nous mettons beaucoup l'accent sur les liens familiaux. Personnellement, je crois que notre vraie famille n'est pas nécessairement notre famille d'origine ou notre famille biologique. Ce n'est pas tant les gens qui partagent le même sang que nous qui forment notre vraie famille, mais les gens qui partagent les mêmes pensées.

Nos relations avec nos parents conditionnent toutes nos relations futures, ce fait est indéniable. Mais lorsque nous choisissons de nous prendre en main et que nous modifions ce qui ne nous convient plus, nous pouvons être libres d'exprimer qui nous sommes réellement et ne plus être conditionnés par nos relations parentales.

Bouddha disait : " Si vous voulez connaître votre avenir, regarder votre présent. Si vous voulez connaître votre passé, regardez votre présent. " En ce sens, la vie est un éternel présent, un présent infini.

L'amour véritable dérive toujours de l'amour correct de soi. Nous ne pourrons jamais aimer quelqu'un d'autre avec un amour différent de celui que nous éprouvons envers nous-mêmes. Car tout amour, quel qu'il soit, provient de l'amour que nous éprouvons pour nous-mêmes.

 

Personne ne peut nous rendre plus heureux que ce que nous sommes présentement par nous-mêmes. Personne n'a le pouvoir de nous apporter le bonheur, si ce n'est ce bonheur qui vit déjà en nous.

 

Nous trouvons toujours dans une relation ce que nous y apportons. Nous en retirons toujours ce que nous avons nous-mêmes investi.

L'amour est gratuit, Si nous aimons un individu et qu'il nous aime en retour, tant mieux, mais cet être ne nous doit rien pour autant. Si, dans une relation, je suis responsable de mes sentiments, l'autre est aussi responsable des siens, Mais uniquement des siens.

Rien ne se passe à l'extérieur de nous qui n'ait d'abord pris naissance en nous. Finalement, l'extérieur n'est que le résultat de l'intérieur, il n'en est que le reflet.

 

 

Développer notre conscience de l'abondance

 

Ce que nous accomplissons à l'intérieur modifie la réalité extérieure. (Otto Rank)

Ce qui fait obstacle à l'abondance, ce sont ces éléments : la confusion, l'angoisse et la culpabilité.

Ces émotions et ces sentiments font partie des vieux moules reçus par l'entremise de notre éducation. Puisque nous sommes maintenant des adultes, nous pouvons choisir d'adhérer ou non à ce mode de pensée.

La pseudo-sécurité qui provient du dehors est éphémère. En fait, la sécurité extérieure n'existe pas. Tout le monde a un jour ou l'autre été échaudé par l'extérieur. Le résultat : déceptions et désillusions. La seule véritable sécurité consiste à travailler avec notre être profond, avec notre âme pour créer une abondance qui se renouvelle constamment et qui jamais ne se tarit.

Tout débute par la pensée, qui est créatrice. Ce que nous disons et affirmons, c'est ce que nous sommes ou devenons.

L'abondance va de pair avec certaines qualités : la générosité, la gratitude, la reconnaissance. Si nous sommes capables d'être pleins de gratitude, si nous savons dire merci sincèrement, si nous dégageons une belle vibration de reconnaissance, si nous sommes capables d'apprécier les belles choses de la vie, nous connaîtrons assurément l'abondance.

Nous recevons toujours ce que nous donnons. Et bien sûr, nous recevons toujours selon les pensées que nous entretenons.

Si nous critiquons, nous recevons la critique. Si nous sommes envieux, nous recevons l'envie. Cependant, si nous favorisons une attitude ouverte et généreuse envers les autres, ils agiront de même à notre égard.

La conscience de l'abondance n'est pas liée au désir d'accumuler des biens de toutes sortes ou au fait de tout garder pour soi. C'est plutôt axé sur une attitude d'esprit qui permet de laisser circuler librement les richesses sous toutes leurs formes.

Notre bonheur ne repose pas sur la richesse, sur les possessions ou sur tout autre aspect matériel de notre existence. Il dépend de l'intérieur, il repose sur le plaisir de vivre, sur le plaisir d'être, tout simplement, indépendamment des circonstances extérieures.

 

 

Les vertus du lâcher-prise

 

La paix n'est pas un objet précieux qui nous appartient. Il faut toujours la conquérir. (Nordahl Grieg)

 

Certains perçoivent le lâcher-prise comme une forme de démission, comme si c'était une façon de laisser tomber, d'abandonner. Pourtant, lâcher prise demande du courage : c'est faire confiance, sans s'inquiéter. C'est cultiver la certitude intérieure que la solution idéale se présentera à nous, en temps et lieu.

Le lâcher-prise demande que nous approuvions les résultats qui se produisent dans notre vie après que nous eûmes confié à notre âme le mandat de résoudre le problème.

Si nous vivons une situation difficile, que nous lâchions prise et que ce lâcher-prise produise des résultats, nous devons les approuver, quels qu'ils soient. Les résultats obtenus seront toujours à l'image de l'énergie que nous avons émise et qui nous revient.

 

 

Conclusion

 

Puisque notre vie est le pur reflet de nos pensées, de nos émotions et de nos sentiments, notre responsabilité est de nous occuper de ceux-ci. Si nous laissons entrer n'importe quoi en nous, nous récolterons aussi n'importe quoi.

Notre pensée est notre richesse éternelle. Si nous savons nous en servir et si nous savons l'orienter dans le bon sens, nous connaîtrons une vie riche, inspirée, rayonnante.

Sommes-nous capables de nous donner la première place dans notre vie? Sommes-nous aptes à faire de nous-mêmes la personne la plus importante dans notre existence? Si oui, nous pourrons, par cette simple attitude, transformer positivement notre vie.

Pour changer notre univers, notre monde, notre existence, nous devons d'abord changer la qualité de nos pensées. C'est la seule façon d'y arriver.

 

 

Madeleen DuBois

1999